Maison Limbour – Guémené-sur-Scorff (56)

Maîtrise d’Ouvrage :

Commune de Guémené-sur-Scorff

 

Maison inscrite au Titre des Monuments Historiques le 19.01.2016

 

Mission :

Mission de Maîtrise d’œuvre complète pour la restauration de la maison Limbour

Optimisation du programme pour accueillir une maison de services au public et un espace muséal

Extraits du Diagnostic :

« La maison à porche, une spécificité commerciale

Le 14 rue Pérès, est attesté comme étant une maison à porche, composée en façade sur rue d’un porche en bois sur piliers en pierre. Le but principal de l’établissement de cette forme architecturale, est la fonction commerciale qui en résulte, notamment en lien avec son emplacement dans la cité, à proximité directe des activités commerciales et économiques. Ainsi les porches permettent de commercer à couvert, la boutique étant située en rez-de-chaussée, sur rue, typologie que l’on retrouve régulièrement en Bretagne (…)

Un plan type du XVe siècle…

Le 14, rue Pérès présente un plan type du XVe siècle. Selon la typologie, le plan de la maison en pans de bois en Bretagne, n’évolue dans sa généralité que vers le milieu du siècle suivant.
Ainsi le modèle à deux pièces en rez-de-chaussée (une sur rue, l’autre sur cour au 14, rue Pérès) est un élément qui se rencontre sur les habitats dont les commanditaires sont les plus fortunés.
Pour ceux plus modestes, une seule pièce est présente sur toute la surface du bâtiment. Le plan le plus usuel à deux pièces, est composé d’un mur refend qui les sépare.
Celui-ci est dans une majorité maçonné, prolongé par un escalier en vis.

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…avec ses particularités

Dans le cas de la maison du 14 rue Pérès, la cloison originelle séparant le rez-de-chaussée en deux pièces, est en bois. Cela confirme la typologie de deux pièces dès l’origine (déjà mentionné pour le rez-de-chaussée en 1633), et encore valable aujourd’hui. Il n’y a pas de présence de structure maçonnée, qui constituerait le mur refend, élément caractéristique de cette typologie, absente dans notre cas. A noter, la façade, que nous pouvons observer aujourd’hui, a été remaniée au cours du XIX° siècle, donnée visible sur le cadastre napoléonien de 1842. »